MARILYN MONROE, LA FEMME DERRIÈRE LA STAR

1 11 2006

Marilyn

Elle est née le 1er juin 1926 à 9h30 du matin au Los Angeles Général Hospital. Sur le certificat de naissance on peut lire Norma Jeane Mortensen mais elle fut souvent appelée Norma Jeane Baker. L’enfance de Norma Jeane est assez chaotique. Sa mère la place en famille d’adoption alors que le bébé n’est âgé que de quelques jours. Sa mère ne vient la voir que le week-end et parfois reste longtemps sans voir sa fille car elle fait de fréquents séjours en hôpitaux psychiatriques. Il semble que cela soit un trait particulier à la famille maternelle de Norma Jeane.

A 16 ans Norma Jeane épouse Jim Dougherty un voisin de 5 ans son aîné. Mariage quelque peu “arrangé” par “tante Grace”. La cérémonie à lieu le 19 juin 1942 à 20h30. Norma Jeane entame une vie de femme au foyer, mais la guerre incite son mari à s’engager dans la marine.

C’est un photographe de l’armée ayant pour consigne de photographier des femmes au travail pour relever le moral des troupes qui la remarque. Elle fait la couverture du magazine “Fank” du 26 juin 1945. Pleine d’assurance et nourrie de rêves de gloire depuis son enfance, elle se présente à l’agence de mannequins d’Emmeline Snively “Blue Book”. C’est Miss Snively qui l’incite à se décolorer en blonde pour plus de “piquant”. Elle commence alors à se dire que la carrière de mannequin est incompatible avec celle d’épouse et malgré les réticences de Jim obtient le divorce qui sera prononcé le 2 octobre 1946.

Dès 1946 elle fait la couverture de tous les magazines, Miss Snively lui arrange une entrevue avec Ben Lyon le recruteur de talents de la 20th Century Fox qui lui permit de faire un bout d’essai. Le verdict est sans appel : elle est pourvue d’une qualité déterminante, le “sex-appeal”. Daryl Zanuck donna l’ordre à Lyon de lui faire signer un contrat. Mais Lyon a une initiative de génie c’est de donner un nouveau nom à cette nouvelle femme. Il propose Marilyn en hommage à l’actrice Marilyn Miller et c’est Norma Jeane qui propose Monroe le nom de famille de sa grand-mère maternelle. Elle n’accepta néanmoins d’en faire son nom légal que 7 ans avant sa mort.

Elle tourne deux petits rôles pour la Fox mais son contrat n’est pas renouvelé. Elle signe alors un contrat d’essai de 6 mois avec la Columbia où elle joue quelques rôles secondaires dans des films de série B. Pendant ce temps elle prend des cours d’art dramatique et de diction. La Columbia ne renouvelle pas son contrat. Marilyn se trouve au chômage.
Elle accepte alors de poser pour de nombreux reportages photographiques notamment avec Tom Kelley qui réalisa le fameux calendrier scandale ou elle pose nue.

En 1950 Groucho Marx l’engage pour le film “La pêche au trésor” car selon ses dires “elle a le plus beau cul de la profession !”
Depuis quelques mois elle vit avec Johnny Hyde un agent important et fortuné qui veut l’épouser et en faire son héritière mais elle ne veut pas en entendre parler. Il arrive quand même avant sa mort à faire engager Marilyn pour le film de John Huston “Asphalt Jungle”. A la sortie du film c’est un gros succès personnel pour Marilyn. La M.G.M. est submergée de courrier à son sujet mais lui refuse un contrat. La Fox l’engage. Sa carrière est lancée. C’est alors qu’éclate le scandale du calendrier (en 1952). La Fox affolé demande à sa vedette de nier qu’il s’agit d’elle. Marilyn refuse et s’explique publiquement. “J’avais besoin d’argent” dira-t-elle.

Au sujet du scandale de ce calendrier, la poste estima qu’il avait un caractère pornographique et en interdit la diffusion dans certains états. Une version retouchée est alors apparue avec des vêtements dessinés sur la photo originale.

Début 1952, elle rencontre Joe DiMaggio, idole du base-ball. Ils se marient le 24 janvier 1954, mais Joe ne supporte pas le succès de Marilyn, le regard des hommes sur elle, ses décolletés et ses jupes moulantes, le divorce est prononcé le 27 octobre 1954.

Marilyn est avide de respectabilité selon ses dires, elle rêve d’un foyer, d’enfants, d’une vie normale en parallèle à sa carrière. Cela semble bien sûr assez difficile à concilier.
Celle qui reçoit ± 250 demandes en mariage par semaine entreprend de soigner son image de marque et part à New York suivre les cours de l’”Actors Studio” dirigé par Lee Strasberg. Elle y recueille beaucoup de satisfactions et de gratifications tant elle se montre bonne élève.

A l’époque on la voit beaucoup au bras de Marlon Brando.
C’est aussi à cette période que s’amorce sa relation avec Arthur Miller.

Auteur dramatique, marié et père de 2 enfants, celui-ci obtient le divorce d’avec sa femme le 11 juin 1956 et épouse Marilyn le 29 juin 1956 (mariage civil). Le 1er juillet eu lieu une cérémonie juive traditionnelle, Marilyn s’étant convertie au Judaïsme. Toujours en recherche d’une “vraie” famille, elle s’intègre totalement à la cellule familiale de Miller, ses 2 enfants et ses parents.
L’été 1956 passé à Amagansett fut l’époque la plus heureuse de la vie de Marilyn. En Juillet elle se découvre avec joie enceinte mais c’est un bonheur de courte durée car il s’agit d’une grossesse extra-utérine qu’il faut interrompre au grand désespoir de Marilyn qui sombre dans la dépression. A deux reprises on la sauve d’overdoses de barbituriques.

Le métier d’écrivain de Miller l’oblige à une certaine solitude qui au début, semble convenir à Marilyn, mais à la longue, l’isolement lui pèse et Miller insiste pour qu’elle accepte le tournage de “Certains l’aiment chaud”.

Sur les plateaux de cinéma elle agace tout le monde par ses caprices et aussi ses nombreux retards. Fin décembre, elle fait une fausse couche et même le triomphe de “certains l’aiment chaud” ne la sort pas de sa déprime. Son couple se détériore. Pendant le tournage du film “Le milliardaire” le bruit court d’une idylle entre Marilyn et Yves Montand. Il est plus probable que Marilyn ait eu un béguin pour lui mais qu’il n’ait pas voulu de cette aventure.

Pendant le tournage du film “Les désaxés” spécialement réécrit par Miller pour Marilyn, les relations du couple vont de mal en pis. Ils se séparent en novembre 1960. Le divorce sera prononcé le 20 janvier 1961. Suit alors une longue période de dépression. Séjours en clinique, abus d’alcool et de médicaments.

Début 1962 Marilyn à (probablement) une liaison avec Robert Kennedy. Cela semble lui remonter le moral, elle entame le tournage d’un autre film.

Il est plus que possible qu’elle ait eu aussi une liaison avec le Président Kennedy. Paradoxalement, après sa mort, on trouvera une lettre inachevée adressée à Joe DiMaggio dans laquelle elle lui fait part de son intention de se remarier avec lui.

En mai 1962, elle est conviée à chanter “Happy Birthday” au Madison Square Garden pour l’anniversaire du Président Kennedy. Mais elle l’interprète à sa manière en chantant, susurrant, haletant… Ce à quoi le Président répondit : “Après d’aussi douces paroles, je peux prendre ma retraite”.

Le tournage de “Quelque chose doit craquer” est interrompu en juin 1962, Marilyn étant trop épuisée physiquement ne peut continuer. Elle sera contrainte ainsi que Dean Martin son partenaire (qui prend sa défense) à payer des dommages et intérêts à la Fox pour rupture de contrat.

Le matin du 5 août 1962 on découvre Marilyn morte à son domicile. Officiellement l’enquête conclut à un suicide, mais saura-t-on jamais ce qui s’est réellement passé?

Plus de 30 ans ont passés et le mythe Marilyn est toujours bien vivant !!!

LA FEMME

Marilyn avait un caractère positif : alerte, pleine d’esprit, éducable et curieuse. Elle avait un côté calculateur, et la volonté d’être prise au sérieux. Pourtant, ces traits de caractère occupent une partie superficielle de sa personnalité. En profondeur, elle avait une tendance et des facultés mentales à se laisser miner par de puissantes réponses émotionnelles, d’où un important stress mental et une difficulté à dissocier la réalité de l’idéal.

Sa nature émotionnelle était très prononcée, se qui signifiait une émotivité très forte, mais refoulée. Les sentiments de culpabilité, de solitude, de paranoïa, d’hypersensibilité, et de mauvaise opinion de soi, amenaient au désir constant d’être remarquée et de s’échapper. De fréquentes crises d’identité étaient associé à la fuite des problèmes émotionnels dans la drogue et l’alcool. Pourtant, elle bénéficiait d’un puissant instinct de survie et d’une capacité à endurer les tourments.

Marilyn était inconstante, peu fiable, et le doute de ses capacités lui était très douloureux. De plus, elle avait parfois tendance à laisser les crises émotionnelles perturber son activité professionnelle.

SA SEXUALITE

Elle avait une très forte énergie sexuelle, surgissant d’une nature passionnée, affective et émotionnelle. Mais son intérêt pour le sexe provenait davantage de puissantes pulsions, que d’un désir d’en finir avec la lutte pour son indépendance. Ses émotions étaient sérieusement inhibées et le soulagement que pouvait apporter une sexualité équilibrée était recherché dans l’abus de drogue ou d’alcool. Malgré la perspective de relations nombreuses et un très fort sex-appeal, elle avait plus de mal à découvrir sa sexualité qu’à l’exprimer. Cela ne veut pas dire qu’elle rejetait le sexe, mais plutôt qu’elle était davantage attirée par le fantasme d’être désirée que par l’acte lui-même.

EN CONCLUSION

On constate qu’il existe chez Marilyn une prédétermination au magnétisme. Son karma suggèrent un destin modelé par une hérédité susceptible de lui nuire. Cela plaide en faveur des tenants de la thèse du suicide. On pourrait émettre l’interprétation d’une extinction de la lumière de Marilyn en vue d’une seconde naissance, comme dans la légende du phénix. Pour les tenants de la thèse du complot, elle a eu une mort particulière. Cela dénote l’implication clandestine de puissantes personnalités politiques, ce qui corrobore la thèse selon laquelle les relations de Marilyn avec les Kennedy, compromettantes sur le plan politique, aurait précipité sa fin. Marilyn se distinguait par ses dons exceptionnels et sa séduction, mais aussi par une personnalité profondément contrariée. Après coup, il est extrêmement tentant de considérer sa vie comme une tragédie grecque : un destin qui s’accomplit inéluctablement.

Références : http://users.skynet.be/p.pollefoort/index.htm