NICOLAS II, LE DERNIER TSAR DE RUSSIE
9 11 2006



Nicolas II était le fils de l’empereur Alexandre III, auquel il succéda le 1er novembre 1894 et de Dagmar du Danemark (1847-1928) (fille de Christian IX roi du Danemark).Le 26 novembre 1894, il épousa la princesse Alexandra de Hesse-Darmstadt (1872-1918), de son vrai prénom Alix, fille de Louis IV de Hesse-Darmstadt et d’Alice de Saxe-Cobourg et Gotha. Alix de Hesse-Darmstadt était la petite-fille de la reine Victoria et d’Albert de Saxe-Cobourg et Gotha. Elle fut connue en Russie sous le nom russisé d’Alexandra Fedorovna.
Nicolas II et Alexandra Feodorovna eurent cinq enfants : un fils, le tsarévitch Alexis Nicolaïevitch (1904-1918) et quatre filles, Olga Nicolaïevna (1895-1918), Tatiana Nicolaïevna (1897-1918), Maria Nicolaïevna (1899-1918) et Anastasia Nicolaïevna (1901-1918).
Mal préparé à assumer ses fonctions, Nicolas II est considéré par les historiens comme un homme faible, sans volonté, subissant constamment l’influence de son épouse (à laquelle il voue un amour sans faille) ou de ses conseillers, ou encore de son entourage plus large (comme Raspoutine). Jugé entêté, incapable de refus, il était trop délicat et bien élevé pour se déterminer grossièrement et, plutôt que refuser, préfèrait se taire.
Son épouse, Alexandra, était méprisée par les Russes en raison de ses origines allemandes mais aussi de l’amitié qu’elle vouait à un moine, Grégori Raspoutine, qui devint l’intime de la famille impériale : capable de guérir les crises d’hémophilie dont souffre le tsarévitch Alexis, Raspoutine acquit une très grande influence sur le Tsar et sur son épouse avant d’être finalement assassiné par une conjuration de hauts-dignitaires ( le docteur Pourichkevtch et le prince Youssoupov ).
Conservateur, Nicolas II se considérait comme le maître absolu de la terre russe et entendait, dès son avènement, poursuivre la politique menée par son père, fondée sur le maintien de l’autocratie ; autocratie qu’il avait juré lors de son couronnement de défendre.
En août 1915, Nicolas II prit les fonctions de commandant suprême des armées, écartant son oncle le grand-duc Nicolas Nicolaïevitch Romanov. Ce faisant, il laissait le pouvoir aux mains de l’impératrice et de Raspoutine ; son quartier général était trop loin de Pétrograd.
La Révolution de février 1917 sonna le glas du régime impérial. Dominé par l’impératrice Alexandra (elle-même détestée en raison de ses origines allemandes), le gouvernement perd le soutien du peuple russe, qui se révolta à Pétrograd de lui-même, faisant 1 300 morts.
Le 10 février 1917, le président de la Douma remit à Nicolas II un rapport faisant état de l’impossibilité de gouverner l’Empire, en soulignant la nécessité de former un gouvernement responsable devant la Douma. Les commandants en chef des armées se prononcèrent, officieusement, en faveur de l’abdication du tsar, qu’ils jugent incapable de mener les armées russes à la victoire.
Ne pouvant se résoudre à se séparer de son fils Alexis, hémophile et incapable de régner, Nicolas II abdiqua le 2 mars 1917 en faveur de son frère, Michel, qui n’accepta pas le pouvoir. Nicolas II fut arrêté par le gouvernement provisoire le 10 mars.
Emprisonné à Perm, puis à Tobolsk et enfin à Iekaterinbourg, Nicolas II et sa famille furent exécutés dans les caves de la villa Ipatiev (propriété d’un industriel de cette dernière ville : Nicholaï Ipatiev), le 17 juillet 1918, par un groupe de bolcheviks commandé par Iakov Sverdlov et Iakov Yourovsky, peut-être sur l’ordre de Lénine ; les Bolchéviques craignaient que le symbole même de l’autocratie en Russie, le tsar, ne soit libéré par les Blancs.
Les corps de la famille impériale furent chargés sur un camion puis transférés dans une forêt proche de Iekaterinbourg. Ils furent jetés dans un puit de mine d’où ils furent, quelques jours plus tard, retirés pour être ensevelis sous un chemin forestier.
Le sort de la famille impériale resta pendant longtemps sujet à controverses : si le juge Nicolas Sokolov, dépêché par l’amiral Koltchak, conclut immédiatement au massacre collectif et à l’incinération des corps, divers historiens - s’appuyant en cela sur des rumeurs répandues dans la région d’Iekaterinbourg - contestèrent ses conclusions.
En 1990, les corps de la famille impériale ont été retrouvés et exhumés, puis identifiés par une analyse ADN. Deux corps manquent, celui du tsarévitch Alexis Nicolaïevitch et celui de l’une des filles Anastasia Nicolaïevna : d’après le rapport de Yourovsky, qui dirigea l’exécution, ces deux corps furent brûlés.
Le 16 juillet 1998, Nicolas II a été inhumé avec sa famille sauf Alexis Nicolaïevitch et Anastasia Nicolaïevna (dont les corps n’ont pas été retrouvés) dans la cathédrale Saint-Pierre & Saint-Paul à Saint-Petersbourg en Russie, ainsi que le docteur Eugène Botkine (médecin de la famille impériale) et leurs domestiques : Anna Demidova, Ivan Kharitonov et Alexeï Trupp. Ils furent inhumés en présence des descendants de la famille Romanov, en particulier le grand duc Nicolas Romanovitch, chef de la maison impériale de Russie.
Canonisation
Le 14 août 2000, Nicolas II et sa famille ont été canonisés par l’Église orthodoxe de Russie, qui les considère comme morts martyrs.
Le 17 juillet 1998, 80 ans, jour pour jour, après son horrible assassinat.
Neuf cercueils ont été inhumés dans un caveau collectif: le tsar, son épouse Alexandra Federovna, trois de ses filles Olga, Tatiana, Anastasia (le tsarevitch Alexeï et sa sœur Maria introuvables ont, peut-être, été brûlés), le médecin de la famille et leurs trois domestiques.

La mère du dernier tsar Nicolas II inhumée à Saint-Pétersbourg
SAINT-PETERSBOURG (AFP) - Maria Fiodorovna, mère du dernier tsar de Russie Nicolas II décédée au Danemark après la révolution bolchevique, a trouvé son dernier repos dans le caveau impérial des Romanov jeudi à Saint-Pétersbourg au côté de son époux Alexandre III.
Le cercueil avec les restes de l’impératrice, rapatrié mardi du Danemark où elle reposait depuis son décès, est entré dans la forteresse Pierre-et Paul au son des cloches. Il a été accueilli à l’entrée de l’église, qui abrite les tombeaux de presque tous les tsars depuis Pierre Le Grand, par des prêtres orthodoxes.
Maria Fiodorovna, une princesse danoise qui avait épousé le futur tsar Alexandre III en 1862, est la dernière impératrice à rejoindre le caveau des Romanov. Les restes de Nicolas II, de sa femme et de trois de leurs filles exécutés par les bolcheviques en 1918 à Ekaterinbourg y ont aussi été inhumés en 1998, sept ans après la chute de l’Union soviétique, en présence du président Boris Eltsine.
Le prince héritier Frederik de Danemark et son épouse la princesse Mary ainsi que une cinquantaine des descendants de la famille Romanov et des représentants des gouvernements danois et russe assistaient à la cérémonie des obsèques. Le cercueil de la mère du dernier tsar de Russie avait quitté jeudi matin la résidence de Peterhof près de Saint-Pétersbourg pour être déposé aux côtés de son fils dans l’ancienne capitale impériale.
Quatre-vingt-sept ans après avoir fui la révolution bolchevique, elle a effectué jeudi un dernier voyage à travers la ville où elle a passé la majeure partie de sa vie. A midi, le patriarche de Russie Alexis II a célébré une messe en la cathédrale Saint Isaac. Le cercueil était arrivé mardi en Russie en provenance du Danemark après des années de négociations entre les autorités des deux pays destinées à tourner la page du renversement en 1917 de la famille impériale.
Décédée en 1928, elle sera la dernière impératrice à être inhumée dans le caveau des Romanov où gisent tous les tsars et tsarines depuis Pierre le Grand (1672-1725). La dernière volonté de l’impératrice, décédée au Danemark en 1928 où elle avait fui en 1919 après la révolution bolchevique, était de reposer aux côtés de son époux dans le tombeau familial des Romanov à la forteresse Pierre-et-Paul. Les restes de Nicolas II, de sa femme et de trois de leurs filles exécutés par les bolcheviques en 1918 à Ekaterinbourg y ont aussi été inhumés en 1998, sept ans après la chute de l’Union soviétique, en présence du président Boris Eltsine. Mère de six enfants, l’impératrice, qui a vécu 52 ans en Russie, s’est beaucoup occupée de bienfaisance et a défendu l’idée d’une monarchie constitutionnelle. Elle s’est également opposée à l’influence croissante du moine Raspoutine sur son fils. “L’enterrement de Maria Fiodorovna ne suscite aucune polémique en Russie. Cela signifie que la Révolution est finie, ces évènements sont devenus l’Histoire”, estime Dmitri Chibalov, historien à Saint-Pétersbourg.

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UN FILM A ÉTÉ FAIT SUR NICOLAS ET ALEXANDRA
Références:http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_II_de_Russie
http://www.rdl.com.lb/1998/3646/nicolas2.htm
http://fr.news.yahoo.com/28092006/202/la-mere-du-dernier-tsar-nicolas-ii -inhumee-saint-petersbourg.html
http://romanovfundforrussia.org/family/empress.html
Catégories : Royauté










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